Music is my Mistress – prix du livre 2016 Académie du Jazz

music is my mistress - ed. Slatkine & Cie

408 pages – Prix : 25 €

ISBN : 978-2-88944-007-8

Préface de Claude Carrière, lue par son auteur

Le testament du Duke enfin disponible en français

Un an avant sa mort, Duke Ellington livre ses Mémoires. Un livre total où tout est dit, l’histoire d’une œuvre et les secrets d’une vie. Music Is My Mistress devient immédiatement un livre mythique. Vendu dans le monde entier, traduit dans toutes les langues du jazz, Music Is My Mistress était inexpliquablement indisponible en français. Le voici enfin, tel que, monumental et exhaustif. Une bible, présentée par Claude Carrière, dont chaque verset a reçu l’imprimatur de La Maison du Duke.

Prix du livre 2016 de l’Académie du Jazz
Prix du livre 2016 du Hot Club de France

En vente dans toutes les bonnes librairies et auprès de la Maison du Duke pour les adhérents.

contact@maisonduduke.com – Renseignements : Christian Bonnet – 06 19 89 17 84

La presse en parle

Le Figaro Magazine « D’abord on se pince, puis il faut bien admettre qu’on ne rêve pas : il existait donc des Mémoires de Duke Ellington jamais traduits en France […]. On sort de ce pavé rêveur, un peu jaloux aussi : quelle vie, quel génie… » – Nicolas Ungemuth.

TSF JAZZ « Un texte infiniment précieux, délibérément impressionniste, tout en élégance et en humanité comme l’était Duke Ellington; dans une préface inédite, Claude Carrière en compare la rédaction aux méthodes de composition du Duke, l’assemblage obéissant plus à une suite musicale qu’à un développement purement factuel… ».

RTL « Pour tous les amateurs de jazz, cette publication est un événement qui permet de pénétrer dans l’œuvre, l’existence et la conscience d’un des plus grands créateurs musicaux du XXème siècle. Ce livre est un voyage dans le temps et l’espace ».

Le Monde « On n’osait plus l’espérer. Parue dans son édition originale en 1973, soit un an avant la mort de Duke ­Ellington, ces mémoires vagabonds ­attendaient une version française. C’est chose faite, grâce à Slatkine & Cie, qui étrenne ainsi son catalogue, et à la Maison du Duke qui, en France, perpétue la mémoire vivante d’un des plus grands compositeurs américains du XXe siècle ».

Iconographie

La MDD a sélectionné pour le livre plus de 160 photos et documents en grande partie inédits, qui hélas n’ont pu être publiées pour raisons contractuelles internationales. Adhérents, consultez les photos ici.

Préface de Mercedes Ellington

Quelles que soient les raisons qui ont fait qu’il aura fallu patienter quarante-trois ans pour que la version française de MUSIC IS MY MISTRESS voie le jour, enfin nous y voilà !

Je pense que ce long oubli n’est pas volontaire, Paris et les Français étaient très chers au cœur de mon grand-père, et la réciproque s’appliquait certainement. D’ailleurs, il considérait la France comme une source d’inspiration pour l’image d’élégance qu’il se plaisait à représenter, comme un reflet de l’essence même de la musique américaine. Chacun de ses contacts avec l’hexagone le renforçait dans cette conviction.

Entre le rythme infernal de ses tournées et ses fréquentes séances d’enregistrement en studio, j’ignore comment il a pu trouver le temps de rassembler ses « mémoires ». Je suis certaine que le souvenir de son grand ami, arrangeur et collaborateur Billy Strayhorn, lui-même amateur averti de Paris et de la vie à la française (cf. les paroles de son Lush Life), a pu jouer un rôle déterminant dans sa décision d’écrire cette autobiographie.

Il convient également de rendre hommage à la détermination et à la patience de Stanley Dance, journaliste de jazz bien connu, écrivain, ami et fan de toujours, qui ont eu raison des dernières résistances d’Ellington et l’ont convaincu de l’importance d’accomplir cette mission.

A présent, grâce à cette édition française fort opportune, l’ensemble des amateurs toutes générations confondues va pouvoir prendre conscience de la consistance inaltérable de ce lien ducal tissé avec la France à travers le temps. On notera que je parle de lui en l’appelant « Ellington » ; en fait nous avons eu une discussion à ce sujet. Duke Ellington n’aimait pas beaucoup les étiquettes et évitait les questions relatives à son âge, aussi avait-il décidé que je l’appellerais «oncle Edward », et que lui, en retour, m’appellerait « tante Mercedes ».

Après mes études secondaires, j’avais décidé de me lancer dans le monde de la danse, en me spécialisant dans le ballet. Mais à cette époque ce n’était pas vraiment une voie facile à suivre par les gens de couleur et puis l’oncle Eward avait d’autres projets pour moi : il tenait à ce que j’intègre la Juilliard School Of Music, où il avait envoyé beaucoup de ses arrangeurs-collaborateurs (Billy Strayhorn, Quincy Jones, Luther Henderson) afin d’y parfaire leur technique musicale. Evidemment je me suis exécutée, mais à contrecœur (à contrecœur car je pensais que la carrière d’une danseuse ou d’un athlète était relativement courte et qu’il n’y avait pas vraiment de « temps à perdre » quand il s’agissait de dresser son corps aux exigences physiques requises par cette discipline). J’ai donc intégré Juilliard et accompli en quatre ans mon cursus de cinq ans, grâce à des cours d’été à la Temple University de Philadelphie.

Oncle Edward était content lorsque j’ai obtenu mon diplôme de Bachelor of Science Degree in Dance, ça a aussi été l’occasion pour lui de me prodiguer des conseils supplémentaires pour ma carrière. Pour lui, si j’avais vraiment l’intention de m’investir dans la danse, le seul endroit où je pourrais vraiment avoir ma chance dans cette spécialité était l’Europe – et particulièrement Paris -, et il citait sa chère amie Joséphine Baker comme modèle.

Le rythme des tournées que s’imposait Ellington était intense, mais c’était une façon d’affûter en continu le talent de ses musiciens, et aussi d’optimiser les rapports entre son style d’écriture et les riches personnalités musicales des solistes qui constituaient son orchestre, pour atteindre un niveau d’exigence maximum lors des prestations. D’une certaine façon, l’orchestre était devenu son instrument.

Au cas où une période de repos se présentait entre deux engagements et que la plupart de ses hommes restait en ville, il les emmenait au studio – quelquefois à la descente du bus après une affaire – pour enregistrer des compositions ou des canevas de compositions qu’il avait conçus pendant la tournée qu’il venait de terminer. Souvent sa musique ne prenait sa forme définitive sous sa plume que pendant la séance d’enregistrement. Il avait la manie infernale d’utiliser des fragments de musique griffonnés sur des bouts de papier, des poignets de chemise, des menus de restaurant ou des morceaux de nappes en papier…

C’est pourquoi on peut comprendre que la tâche consistant à écrire son autobiographie n’était pas vraiment au centre de ses priorités, et que Stanley Dance a eu toutes les peines du monde à l’arracher à sa charge d’occupations et à lui faire rassembler ses souvenirs et concentrer son esprit sur ce projet de livre. Autre obstacle, le caractère superstitieux du maestro qui était persuadé que raconter l’histoire de sa vie vouait son auteur à une fin rapide…

Faisant le choix de l’apaisement (même dans les situations délicates), Ellington parle en termes généralement positifs de ses musiciens, de ses amis et, plus brièvement, de sa famille, ce qui laisse à penser que par certains côtés on ne fait qu’effleurer le vif du sujet de sa vie.

Quant à Stanley Dance, on ne soulignera jamais assez l’importance de son rôle. Dès qu’Ellington s’éloignait, il lui emboîtait le pas, le pressant pour recueillir des informations. Il mettait tout ça en forme et sa présence auprès de Duke était comme un rappel permanent à ses obligations littéraires. On peut dire que tout au long de cette collaboration particulière, Ellington aura traité Stanley Dance comme l’un de ses musiciens (bien qu’il ne l’ait pas fait entrer à Juilliard !), lui parlant de sa musique avec ses mots à lui, qui traduisaient ses sentiments envers celle qu’il appelait sa maîtresse…

Mercedes Ellington, petite fille de Duke Ellington (traduit par Christian Bonnet)    

CD inédit – 1963 Paris Concert, unissued material

MDD 009

CD INEDIT
The great 1963 Paris Concert – Unissued Material (MDD 009)
Il s’agit d’enregistrements inédits réalisés au cours des deux concerts du 23 février 1963 à l’Olympia dont seulement une partie avait fait l’objet d’une édition en disque. Le Duke, l’orchestre et ses rayonnants solistes (Cootie, R. Nance, L. Brown, Gonsalves, Hamilton, Hodges, Carney, Ernie Shepard, S. Woodyard, sans oublier le pianiste…) y brillent pendant près de soixante dix-huit minutes de tous les feux multicolores qu’ils savaient allumer à cette période bénie de leur carrière artistique. Bref, un frisson permanent qui met l’âme et le corps en joie – Claude Carrière.
Remise directe sans frais lors d’une de nos manifestations ou bien envoyer 5€ par chèque à la Maison du Duke, 127 av Jean-Baptiste Clément 92100 Boulogne – ou encore par Paypal,  indiquer 5 dans la case « effectuer un don » (frais de couverture du conditionnement et de l’envoi).

Posté dans CD

Duke Ellington pianiste – l’art de la dissonance

Philippe Milanta, 23 octobre 2013

En clôture de sa conférence, Philippe Milanta présente l’art de la dissonance chez Duke. A voir absolument pour mieux comprendre l’Ellington Effect au piano…

 

Philippe MILANTA est pianiste, chef d’orchestre, compositeur et arrangeur. Né en 1963 à Marseille, il prend ses premiers cours de piano dès l’âge de six ans. À treize ans, il opte pour le Jazz et, dès 1976 et collabore à diverses formations de la région d’Aix–Marseille, dont celle de Lionel & Stéphane BELMONDO (de 1984 à 1987). Après obtention d’une licence en Musicologie, il s’installe à Paris en 1987. Inspiré par Count BASIE, Errol GARNER, Ahmad JAMAL ou Duke ELLINGTON, Philippe Milanta a su trouver un style inventif mêlant sa culture jazz à celles d’autres musiques. Sa science de l’harmonie, son jeu nuancé, incisif privilégient originalité, intensité, surprises et ruptures, swing et émotion. A la tête de ses propres formations du trio au nonet en passant par le  » Swing Reloaded 5″ quintet ou  » Kcombo 6″ sextet, il explore scènes françaises et étrangères et se produit notamment en 1996 en 1ère partie de Ray CHARLES. Parallèlement, il collabore activement aux côtés de Claude BOLLING Big Band (depuis 2013), de Glenn FERRIS Pentessence Quintet (depuis sa création en 2004), de Laurent MIGNARD Duke Orchestra (depuis sa création en 2003) dédié à la musique de Duke Ellington, François BIENSAN Octet (depuis 1988). Ses qualités de compositeur l’ont amené à en enregistrer plus d’une vingtaine de titres ; arrangeur et accompagnateur très prisé, il a crée plus d’une centaine de pièces pour la chanteuse Spanky WILSON, le tromboniste Al GREY, le Count BASIE Orchestra ou le Duke ELLINGTON Orchestra. Il s’est produit en France et à l’Étranger avec Gérard BADINI, Benny BAILEY, John BETSCH, André CECCARELLI, Nicole CROISILLE, Ted CURSON, Wild Bill DAVIS, Bobby DURHAM, Harry « Sweets » EDISON, Teddy EDWARDS, Dizzy GILLESPIE, Al GREY, Lionel HAMPTON, Red HOLLOWAY, Billy HIGGINS, Duffy JACKSON, Plas JOHNSON, Eddie JONES, Barney KESSEL, Guy LAFITTE, LA VELLE, Didier LOCKWOOD, Jean Loup LONGNON, Claude LUTER, Turk MAURO, Rick MARGITZA, Don MENZA, Joe NEWMAN, Nicholas PAYTON, Jean-Luc PONTY, Maxim SAURY, Tony SCOTT, John SURMAN, Lew TABACKIN, Jeff « Tain » WATTS, Bob WILBER, Cassandra WILSON, Spanky WILSON, Joe Lee WILSON, James « Jimmy » WOODE, Phil WOODS…

Philippe Milanta a obtenu le prix Sidney Bechet 1996 de l’Académie du jazz « Meilleur musicien français de jazz classique » et le prix Jazz Classique 2015 de l’Académie du jazz pour l’album en duo avec André Villéger For Duke and Paul.

DISCOGRAPHIE SÉLECTIVE, en leader

  • 2015 : ANDRÉ VILLÉGER / PHILIPPE MILANTA For Duke and Paul – Camille Productions MS062015CD
  • 2002 : PHILIPPE MILANTA TRIO Nospherantâ – Jazz aux Remparts JAR 64016
  • 2000 : PHILIPPE MILANTA TRIO(S) Wild?… – DJAZ Records DJ 540–2
  • 1999 : SPANKY WILSON & PHILIPPE MILANTA TRIO(S) Things Are Getting Better – Jazz aux Remparts JAR 64012
  • 1999 : ANDRÉ VILLÉGER / PHILIPPE MILANTA Duke Ellington and Billy Strayhorn’s Sound of Love – Jazz aux Remparts JAR 64011
  • 1995 : PHILIPPE MILANTA TRIO Gittin’ in the Groove – Jazz aux Remparts JAR 64009

Magazine Management

CONFÉRENCES MANAGEMENT
ORCHESTRER LES TALENTS – Duke Ellington Attitude
 
A la tête de 14 musiciens et autant d’egos à manager, Duke Ellington excellait dans l’art de révéler les talents de ses solistes tout en suscitant leur fidélité.
Depuis 4 ans, Laurent Mignard témoigne du leadership charismatique de Duke Ellington et de son management par l’écoute, lève le voile sur le processus collaboratif dans l’orchestre, révèle le rôle des solistes, et témoigne de son expérience pour ORCHESTRER LES TALENTS.
Dans son numéro d’octobre, le magazine Management se fait l’écho de cette approche originale à l’intention des acteurs de tous types d’organisations. Lire l’article d’Adrian de San Isidoro
 

Nouvelles conférences en ligne

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La Maison du Duke continue de publier les conférences de ses experts. Récemment en ligne …

  • Billy Strayhorn l’alter ego – Claude Carrière
  • Grands solistes : Johnny Hodges – Marc Richard
  • Standards du Duke – concert commenté Stan Laferrière et Nicolas Montier
  • Mystères des compositions Ellingtoniennes / part 1 – Philippe Baudoin
  • Mystères des compositions Ellingtoniennes / part 2 – Philippe Baudoin
  • Le Cotton Club de Duke Ellington –  Jean François Pitet
  • Duke Ellington pianiste / part 1 – Philippe Milanta

N’hésitez pas à visiter l’espace « conférences intégrales » réservé aux adhérents

Exposition Quai Branly, oct-> Janv

COLOR LINE
EXPOSITION
du 04/10/16 au 15/01/17
“The color line – les artistes africains-américains et la ségrégation »
avec de nombreux documents issus de la collection de Philippe Baudoin
Musée du Quai Branly37 quai Branly, 75007 Paris
 
Quel rôle a joué l’art dans la quête d’égalité et d’affirmation de l’identité noire dans l’Amérique de la Ségrégation ? L’exposition rend hommage aux artistes et penseurs africains-américains qui ont contribué, durant près d’un siècle et demi de luttes, à estomper cette « ligne de couleur » discriminatoire.
 
À PROPOS DE L’EXPOSITION

« Le problème du 20e siècle est le problème de la ligne de partage des couleurs ». 
Si la fin de la Guerre de Sécession en 1865 a bien sonné l’abolition de l’esclavage, la ligne de démarcation raciale va encore marquer durablement la société américaine, comme le pressent le militant W.E.B. Du Bois en 1903 dans The Soul of Black Folks. L’exposition The Color Line revient sur cette période sombre des États-Unis à travers l’histoire culturelle de ses artistes noirs, premières cibles de ces discriminations.

Des thématiques racistes du vaudeville américain et des spectacles de Minstrels du 19e siècle à l’effervescence culturelle et littéraire de la Harlem Renaissance du début du 20e siècle, des pionniers de l’activisme noir (Frederick Douglass, Booker T. Washington) au réquisitoire de la chanteuse Billie Holiday (Strange Fruit), ce sont près de 150 ans de production artistique – peinture, sculpture, photographie, cinéma, musique, littérature… – qui témoignent de la richesse créative de la contestation noire.

Conférence – Le recyclage chez Duke

Claude et Leila
CONFÉRENCE
Le recyclage chez Duke Ellington,  par Leïla Olivesi et Claude Carrière
Lundi 17 octobre à 18h30
au SUNSET, 60 rue des Lombards, 750001 Paris, 01 40 26 46 60
Tarif consommation comprise (soft drink, demi pression, verre de vin) : Adhérents 10 € – non adhérents 15 €
 
Pour la conférence de rentrée, reconstitution du duo gagnant Leïla-Claude : cocktail garanti de compétence, d’humour, de classe, de charme et de piano pour évoquer l’art avec lequel le maestro sait se rejouer lui-même pour mieux se renouveler. Claude Carrière : « Reprendre des idées, des formules, des phrases ou des thèmes que le compositeur a inventés lui-même et déjà utilisés est une pratique vieille comme le monde, assez fréquente chez les « classiques » par des mises en abîme littéraires ou artistiques. Ellington et Strayhorn ont recouru eux aussi à ce « recyclage », un peu comme les improvisateurs reprennent des clichés emmagasinés par leur mémoire et s’amusent à citer des thèmes connus. Dans le domaine de l’écriture musicale, ce recyclage est bien plus conscient puisqu’il ne tombe pas « sous les doigts » comme chez l’instrumentiste. Il peut être motivé par la volonté de profiter d’une trouvaille bien tournée, ou par celle  de s’identifier ou encore de faire un clin d’œil à un ami ou à un autre musicien. Dans tous les cas, explorer ce domaine particulier, parmi les centaines d’œuvres du monde ellingtonien constitue un divertissement de choix et nous donne l’occasion une fois de plus de saluer l’immense travail et l’inépuisable fécondité du Duc et de son « alter ego ».